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Expositions en cours

Nouvelle exposition

 

"Explorations miniatures en Avallonnais"

 L’exposition « Explorations miniatures en Avallonnais » est composée d'une quinzaine de maquettes sorties des réserves du Musée.

 Elles permettent de retracer quelques points précis de l’évolution récente d’Avallon et de son paysage urbain tout en faisant découvrir au visiteur ces objets fragiles rarement exposés. Sont ainsi présentés des espaces publics d’Avallon ainsi que des édifices civils ou religieux.

De nombreuses œuvres graphiques issues des collections du musée ainsi que de la documentation généreusement fournie par le Bureau d'Etudes et le Service des Archives Municipaux sont associées à chaque monument présenté afin de compléter les éléments historiques et chronologiques.

vue ensemble















 



Ces maquettes, projets initiés pour la plupart par la municipalité, témoignent des mutations dont notre cité a bénéficié notamment dans les années 1990, bien que quelques projets soient plus anciens.

"Explorations miniatures" est la suite logique de l’exposition de 2016 consacrée à la famille Prévost, dont les aquarelles et lavis portaient notamment sur les transformations de la ville entre 1880 et les années 1930.

 L'exposition s'organise autour de plusieurs axes : le rôle et l'utilité des maquettes et l'évocation de l'histoire des lieux.

 Les maquettes d’études sont d'abord un instrument de recherche permettant à l’architecte de juger de son idée première, d’en évaluer la pertinence, de l’affiner et de la modifier. La maquette sert à mener les recherches de forme, les études de détails constructifs, ou les essais d’implantation dans le site. Elle est également un important outil stratégique de communication : depuis longtemps, les architectes, conscients du pouvoir de séduction des maquettes, les utilisent pour communiquer leur projet et remporter la commande dans le cas de propositions architecturales concurrentielles.

Mais la maquette peut aussi être un projet en soi. En effet, depuis les avant-gardes du XXème siècle, les architectes se tournent parfois vers la maquette comme outil de recherche artistique. Elle peut ainsi être le fruit d'une recherche artistique autonome, donnant corps à des projets purement expérimentaux ou utopiques.

 Les maquettes sélectionnées dans l'exposition forment plusieurs ensembles :

- des maquettes d'études des XIXème et début XXème siècles, travaux d'architectes et/ou artistes ;

- des maquettes documentaires des XXe et XXIe siècles, travaux d'élèves ;

- des "objets de patience" datant du XIXème siècle, travaux d'amateurs

 Les travaux d'architectes composent l'essentiel des maquettes.

Elles ont été réalisées, sauf exception, dans les années 1990 par le Bureau d’Etudes de la Ville, service municipal chargé de l’étude des projets d’aménagement de notre cité.  Sont présentés la Place de la Mairie avec l'ancienne église Saint-Julien, la promenade des Capucins, les anciennes tanneries Menant, l'ancienne église Saint-Martin-du-Bourg et son quartier, ainsi que des bâtiments publics : école des Remparts, école Les Jardins et marché-couvert. Est également présenté une petite carte topographique en relief du canton d'Avallon réalisé par A. Heurley en 1875, ancien géomètre en chef du cadastre d'Avallon.

saint julien   Promenade Capucins  saint martin-du_bourg  Maternelle Jardins





 


Deux maquettes relatives aux terreaux Vauban sont plus anciennes, dont le premier projet d’aménagement (1866) de la Place qui encadrera sa statue Vauban par le célèbre sculpteur Bartholdi ; celui-ci travaillait durant la même période sur deux sculptures monumentales qui affirmeront sa célébrité : la statue de la Liberté à New-York, et le Lion de Belfort.

Bartholdi  terreaux vauban


 




Les travaux d’élèves, réalisés dans le cadre de projets éducatifs, complètent ces représentations de l’architecture avallonnaise, tels la maquette de l’école primaire des Remparts conçue dans les années 1950 et, très récemment, le projet de réalisation d’un viaduc entre le centre-ville et le quartier des Chaumes réalisée durant l'année scolaire 2015-2016 par les classes de 3e du Collège des Chaumes d’après un projet datant de 1913.

ecole remparts  viaduc


 




Enfin, deux  « objets de patience » conçus par des anonymes passionnés complètent l’exposition : la façade de l’hôpital vers 1800, avec la mise en scènedes sœurs de la congrégation qui le dirigeait - c'est la plus ancienne de nos maquettes dont la date de fabrication (1825) est avérée - et un vaisseau 3 mâts de l’époque Louis XV, possible reproduction d'un navire de la Compagnie des Indes du XVIIIe siècle.

hopital  voilierCette réalisation est la seule qui ne soit apparemment pas en lien direct avec Avallon. Pourtant, si elle est présente dans les collections, c'est qu'elle a forcément un lien, ténu il est vrai, avec l'histoire de notre ville... A nous de le découvrir parmi nos nombreuses archives.

 C'est ce magnifique navire que nous avons choisi pour vous inviter à voyager parmi cet Avallon en miniature réalisé sur une période de près de 200 ans. Il vous emmènera également dans les salles du Musée découvrir d'autres œuvres en lien avec l'exposition, tels les premiers projets de monuments aux morts de Pierre Vigoureux ou les statues provenant de l'ancienne église Saint-Julien, aujourd'hui disparue.

  

L'exposition est ouverte jusqu'au 12 novembre 2017, aux jours et horaires d'ouverture du musée

L'entrée à l'exposition est gratuite.




Commentaire sur le choix des illustrations de l'affiche de l'exposition "Pile ou face, de la mémoire à l'histoire. Avallon et la monnaie"

Les documents figurant sur l’affiche de l’exposition ne sont pas le fait du hasard. Chacun d’eux a été soigneusement sélectionné pour illustrer, soit un fait historique, soit un symbole important.

La monnaie en métal est née au VIIe siècle av. J.-C. chez les Grecs. La monnaie qui vous est présentée est un peu plus récente : c’est un statère d’or de Philippe II de Macédoine (340-328 av. J.-C.). La présence sur notre territoire d’une telle pièce peut s’expliquer par le fait que Les guerriers gaulois servaient en tant que mercenaires en Grèce, à Rome ou encore à Carthage. Ils se faisaient payer en monnaies d'or. C'est ainsi que la monnaie, invention grecque, est importée en Gaule.

philippe macedoine avers   philippe mecedoine reversL’avers (côté face de la monnaie) présente une tête laurée d’Apollon à droite avec baies dans la couronne.

Le revers (côté pile) : Bige* galopant à droite conduit par un aurige*. La légende est FILIPPOU, qui se traduit par Philippe.

* : le bige est un char à deux roues attelé à deux chevaux, l’aurige est le conducteur du char.

C’est une des plus belles et des plus anciennes monnaies du médaillier du musée, notamment conservée dans ce superbe état.

Avallon a « frappé la monnaie » au cours du 9e siècle, en témoigne ce denier en argent de Charles le Chauve (843-877), dû à l’atelier d’Avallon.

 charles le chauve avers  charles le chauve revers   L'avers présente au centre le monogramme Carolin et la légende +CRATIA D-I REX ("par la grâce de Dieu").

Le revers présente une croix pattée* et la légende +CASTIS AVALONS (château d'Avalon).

* : pattée se dit d’un type de croix dont les bras sont étroits au niveau du centre et larges à la périphérie, le nom venant du fait que les bras de la croix font penser à des pattes.

charles le chauve détail

Agrandissement du monogramme carolin : il comprend les lettres "K.R.L.S." pour Karolus, signature des souverains carolingiens.






Voici la plus ancienne trace connue de l’existence des armoiries de la ville d’Avallon.

 matrice avallonCette matrice à cacheter, ou sceau, aux armes de la ville d’Avallon est datée de 1578. Elle porte en son centre un écu à la tour maçonnée, entouré de la légende AVALLON, placée dans un décor de feuillage.

Sur la bague de la matrice est gravée la date de 1578. Ce type de gravure et le décor environnant sont à rapprocher de deux autres matrices conservées dans les collections du Musée d’Avallon et présentées également au sein de l’exposition : celle du bailliage d’Avallon, datée de 1599, et celle aux armes de CHABOT-CHARNY datée de 1566.

Ces observations permettent d’imaginer qu’il s’agit du même atelier ou du même orfèvre qui a fabriqué ces trois objets (texte réalisé par le service des Archives Départementales de l’Yonne).

Carte postale "Versez votre or", guerre de 1914-1918.

Dès la déclaration de la Guerre, le 2 août 1914, se pose le problème du financement du conflit. Une campagne nationale est alors organisée pour convaincre les français d’échanger leur or contre des billets de la Banque de France ou de souscrire aux emprunts.

Pour les versements d’or par les français en échange de billets de la Banque de France, il n’existe que deux types de certificat d’échange, datés de 1915 et 1916. Ils sont tous deux présentés dans l’exposition.

De juillet 1915 à novembre 1918, 2 400 millions en or sont réunis, soit environ la moitié du stock détenu par les particuliers. Il faut dire que les campagnes de publicité n’étaient pas avares de slogans telle la carte postale  « Pour la France Versez votre or - L’or combat pour la victoire » éditée en 1915.

versez votre or

Le soldat allemand y est représenté l’arme à la main, baïonnette au canon. Il est terrassé par la pièce d’or de laquelle se détache un superbe coq lancé à l’attaque, son bec visant les yeux exorbités de terreur du soldat. Les stéréotypes permettent de lire d’un seul coup d’œil le message visuel. En 1915, le soldat allemand porte encore le casque à pointe au combat mais ce casque continuera à le personnifier bien après son abandon par l’armée allemande. Le coq et la devise - Liberté, égalité, fraternité - identifient la pièce d’or française.

L’auteur, Abel Faivre, est caricaturiste dans plusieurs journaux (L’Assiette au beurre, La Baïonnette, Le Figaro) et parmi les seuls affichistes français à utiliser des moyens iconographiques simples sans recours à la représentation académique des formes ou au langage allégorique.


La pièce de 5 Francs argent du type Semeuse de 1960 est la première pièce à avoir été émise en « nouveaux francs », instaurés par la Cinquième République qui débute officiellement avec l'installation du général de Gaulle comme président le 8 janvier 1959.

 

5francs semeuse

 L’avers présente la légende « REPUBLIQUE FRANÇAISE ». La République y figure sous les traits d'une semeuse drapée et coiffée d'un bonnet phrygien, aux cheveux longs, marchant vers la gauche et semant à contre-vent. En arrière-plan, à droite, un soleil levant ; au-dessous, en creux O. ROTY, le nom du graveur.

  5francs

La légende du revers est « LIBERTE . EGALITE . FRATERNITE ». La valeur figure également : 5 FRANCS au-dessus d'un bouquet d'épis de blé, d'une branche d'olivier chargée de fruits, d'une branche de chêne et d'un coquelicot. Le millésime, 1960, figure sous le bouquet.


Le Type semeuse a été créé en 1897 par Oscar Roty et a tout de suite été utilisé pour des pièces en argent. Il a ensuite été réutilisé sur des pièces lors du passage au nouveau franc.

Les pièces de 5 francs Semeuse existent en deux métaux différents : l'argent (pièces émises de 1960 à 1969) et le nickel (pièces émises de 1970 à 1996).

En bas de l’affiche : la médaille de la SENA (Société d'Etudes Numismatiques et Archéologiques).

Elle symbolise pour nous la collaboration si constructive qui a été réalisée entre ses membres et la ville d’Avallon, par le biais du musée, et sans laquelle l’exposition qui vous est présentée n’aurait pu avoir lieu.

Les communications présentées lors des si riches « rencontres numismatiques » de la SENA les 28 et 29 mai au Musée d’Avallon ont constitué un des points forts de l'exposition. A cette occasion, la SENA a remis officiellement un exemplaire de cette médaille à Monsieur le Maire d’Avallon et au Musée de l’Avallonnais.

logo sena

Elle a été dessinée par Raymond Corbin (1907-2002), célèbre graveur et médailleur, et éditée par la Monnaie de Paris.







" Pile ou face, de la mémoire à l'histoire. Avallon et la monnaie ".

Du 2 mai au 13 novembre 2016

1862 voit la création du musée de la Société d'Etudes et de son médaillier par un érudit local, Alfred Bardin. Sa motivation est de former un ensemble représentatif et qualitatif valorisant la circulation monétaire au cours des temps et de mettre en avant les trouvailles et productions régionales.

Depuis la mort d'Alfred Bardin, le médaillier intégré les collections municipales. Il a été plusieurs fois réorganisé et complété. Il est constitué aujourd'hui de plus de 23000 monnaies et objets monétaires.

Une sélection d'environ 400 monnaies par la SENA (Société d'Etudes Numismatiques et Archéologiques) vous présente l'histoire et l'évolution de la monnaie, sans oublier l'aspect local.

Les communications présentées lors des "rencontres numismatiques" de la SENA les 28 et 29 mai, accessibles à tous, constitueront un des points fort de l'exposition.


025RDenier, TOGIRIX - Séquanes (80-50 av. J.-C.)


 

 

 

 

 

 

  

 




 



 






                                                                                                                                                            

 

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