Imprimer

Salle des étoiles


salle etoiles

Celles créées par Georges ROUAULT pour Léopold GOLDSCHMIDT et aussi les œuvres offertes à tous par des industriels et des amateurs : les GARIEL, Léon DEGOIX…, qui ont su attirer en avallonnais les artistes parisiens.

Les GARIEL et l’abbaye de Marcilly

Pour mémoire, la famille GARIEL a offert au Musée des collections de numismatique, de tableaux et de gravures.

En 1830, les frères GARIEL créent à Vassy une société de fabrication de ciment ayant la propriété de prendre sous l’eau. La société se développe grâce aux grands travaux du Second Empire et les « Ciments de Vassy » servent pour les aqueducs, canaux, écluses, quais, viaducs, puis à Paris pour des réservoirs et fontaines…

Ernest Charles Etienne GARIEL (1825-1884) fait construire à Vassy, église, école et maisons d’ouvriers. Il s’installe à l’abbaye de Marcilly. Il invite les peintres Henri HARPIGNIES, Maximilien LUCE, Georges ROUAULT, Georges DESVALLIÈRES et probablement Odilon REDON. Ces artistes y trouveront un lieu de création. Ernest GARIEL constitue pour lui-même une importante collection d’art et invite certains de ces artistes à participer à l’embellissement de Vassy (vitraux de l’église de Vassy par LAURENT-GSELL).

Ernest GARIEL, en agissant ainsi, semble vouloir, comme mécène, jouer un rôle dans la création de son époque en faisant se rencontrer de jeunes artistes. Parallèlement, Adolphe GUILLON, avec VIOLLET-LE-DUC, font connaître Vézelay et sa région à Paris.

salle etoiles2Le mouvement est ainsi créé pour favoriser, dans les années 1920, l’installation à Vézelay de l’architecte BADOVICI qui attirera là, les poètes FOLLAIN, ELUARD, les artistes Le CORBUSIER, LÉGER, ZADKINE … puis le couple ZERVOS qui s’installera à La Goulotte pour y recevoir d’autres artistes encore, PICASSO, VIERA da SILVA, HELION…

 



André PIOT

Né à Vassy en 1894 et mort à Paris en 1974, il écrit un certain nombre de poésies sur la guerre de 1914-1918, réunies dans un livre « Chœur des jeunes hommes » édité en 1934 et illustré par Georges DESVALLIÈRES (peintre, auteur des vitraux de Douaumont). Il est l’auteur de quelques pièces de théâtre sur des thèmes du Morvan « Pour une arche d’alliance » et « Le diable porte pierre ». Il travaille encore pour le compagnonnage et une plaque lui est dédiée dans le Musée de la Pensée Ouvrière à Troyes.

Noëlle et Jean-Jacques PIOT, enfants du poète, ont offert au musée des œuvres en 2004.

Il est le fils de Stéphane PIOT, allié à la famille GARIEL.

Le frère de Stéphane, René PIOT, est comme ROUAULT un élève de Gustave MOREAU. Il restaure des fresques de DELACROIX au Palais Bourbon et en réalise au Louvre et à l’Opéra.

 

Le jeune ROUAULT en avallonnais (1871-1958)

Les deux toiles « Stella Matutina » et « Stella Vespertina » peintes par Léopold ROUAULT en 1895, sont commandées pour le Musée d’Avallon et offertes par l’amateur d’art Léopold GOLDSCHMIDT. Pour guider son choix, ce dernier se fait conseiller par le conservateur d’alors, Gabriel JORDAN, l’un des fondateurs, et plus tard président de la Société d’Études d’Avallon. Il s’adresse d’abord au peintre Gustave MOREAU- dont il acquiert le tableau « Jupiter et Sémélé » - qui l’oriente vers son élève Georges ROUAULT. Ce dernier fait par la suite plusieurs séjours en avallonnais à l’abbaye de Marcilly, propriété des GARIEL. C’est là qu’il rencontre Marthe Le SIDANER, fille du peintre symboliste belge.

 « Stella Matutina », l’Étoile du Matin, est une allégorie de l’Aurore, « Stella Vespertina », l’Étoile du soir, brille à côté de la lune.

Ces œuvres sont réalisées dans l’atelier de Gustave MOREAU dont elles reprennent l’imagerie symboliste et la technique.

gustave moreauGustave MOREAU dit de ROUAULT « Je vous léguerais bien mon costume d’académicien mais vous le feriez craquer aux entournures ».

Il lui conseille de ne plus se présenter aux concours des Beaux-Arts et de travailler librement. Il lui permet de réaliser les « Stella » dans son hôtel particulier rue de la Rochefoucauld, car il n’y a pas assez de place chez l’élève pour peindre des œuvres d’un aussi grand format.  Plus tard, en 1903, le Musée Gustave MOREAU sera confié au conservateur Georges ROUAULT.

De l’apprentissage de ROUAULT chez le maître-verrier HIRSCH, on retrouve l’inspiration des couleurs : rouges et bleus profonds des vitraux.

 

Léon DEGOIX (Avallon, 1858-1931)

Médecin-vétérinaire, conseiller général, membre de nombreuses œuvres sociales et de bienfaisance et 40 ans conservateur du musée municipal, dès sa fondation. Savant des sciences naturelles (géologie) et critique d’art, il fait connaissance de l’Abbé PARAT durant les fouilles des grottes de la Cure. Ils ont des idées communes sur l’enseignement populaire.

Durant ses études à l’école d’Alfort, il fréquente l’Académie Jullian, lieu de réunion des artistes.

Il connaît le peintre Achille SCHNEIT dont il se fait l’élève.

L’abbé PARAT dit de lui « Critique d’art, il pouvait donner des conseils car il s’était exercé dans tous les genres : gravure en taille douce, aquarelle, pastel, peinture et, les derniers temps, la photographie ».

Il use de sa condition de conseiller municipal pour décider la municipalité à acquérir la maison dite de Gouvenain afin d’y transférer les collections de la Société d’études en 1912.

Grand collectionneur, il se fait le client des marchands d’estampes des quais à Paris, et amasse livres, albums et tableaux qu’il offre au Musée.

Une des dernières joies de DEGOIX consiste à établir le musée de peintures, où il peut honorer la mémoire de son maître SCHNEIT.


Émile AMÉ

Architecte à Avallon né à Auxerre le 28 mai 1821 et mort à Paris le 24 juillet 1900.

Conducteur des travaux du canal de Bourgogne ; architecte des Monuments Historiques dans le Morbihan, le Cantal, la Bourgogne. Son nom est rattaché à la restauration, sous la direction de VIOLLET-Le-DUC, des églises de Saint-Père, Vézelay, Montréal, et à la construction de la Pierre-qui-Vire et des églises de Saint-Brancher, Quincerot, Thory. Il est l’auteur de l’école de style ogival d’Aillant-sur-Tholon.

Il écrit plusieurs études, comptes-rendus et notices archéologiques et historiques.

Les collections détenues au Musée proviennent essentiellement de ses voyages et sont également issues d’une sélection, réalisée par sa fille Jeanne, de la collection qu’il a formée « une profusion de petits échantillons, mis bien en ordre, avec leur étiquette (…) dentelles anciennes… petits tableaux peints ou gravés… porcelaines de Chine… petits vases du Chili… argenterie, bijoux … ». Elle lègue à la Ville d’Auxerre, en 1931, les livres et plans de son père (voir dans le grand escalier quelques toiles anciennes issues de sa collection).

Collections permanentes

  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow