Imprimer

Salle des pierres qui parlent


640.pqp.17


La salle des « pierres qui parlent » et qui raconte l’histoire d’Avallon depuis les celtes

 Avallon et l’Avallonnais en France

640.pqp.4Avallon est une ville de 8000 habitants sur l’axe Paris-Lyon. Sa partie la plus ancienne est construite sur un promontoire rocheux entre trois vallées qu’il domine de 100 mètres.

La ville est bâtie sur les terrains de l’ère primaire du Morvan, région la plus au nord du Massif Central, et sur les terrains de l’ère secondaire de la Terre-Plaine, région la plus au sud du Bassin Parisien.

La collégiale Saint-Lazare est construite sur la limite géologique de ces deux ensembles.

Avallon tirerait son nom du gaulois « Aballo ». La ville bénéficie à l’époque romaine de sa position de ville étape sur la via Agrippa, de Lyon à Boulogne-sur-Mer, autant que de l’intérêt stratégique de son site.

Tout au long du moyen âge, elle est l’enjeu des conflits entre les puissances bourguignonnes et royales.

 

640.pqp.28La ville s’est développée vers la vallée du Cousin dont les hameaux de Cousin-la-Roche vers les Chaumes et de Cousin-le-Pont vers la Morlande ont été le siège d’industries (moulins à farine, à huile, à foulon, à papier, à écorce, tanneries, etc.) puis vers la Terre-Plaine, où la présence d’argile a favorisé les tuileries, les fabriques de fusains etc.

De tous temps, elle est le centre commercial et administratif des terroirs environnants et le centre du trafic économique entre Morvan, vallée de l’Yonne et Paris.

 

 

Histoire du Collège et des Sociétés savantes de l’Avallonnais

 

Le collège d’Avallon

Le musée est installé dans un collège dont la partie la plus ancienne est médiévale (accueil). Il s’est développé au 17e siècle autour de ce noyau. Il a été entièrement remanié et agrandi vers 1880 (construction du deuxième étage).

Ce lieu d’enseignement est cité dans des sources antiques, notamment au début du 6e siècle dans la vie de saint Germain qui y séjourne après avoir été chassé d’Autun par la destruction de son collège en cette ville.

Le bâtiment est reconstruit et agrandi en 1653 par l’œuvre de Pierre ODEBERT, premier président des requêtes au Parlement de Bourgogne.

La congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne y enseigne jusqu’en 1792. Les études y ont repris jusqu’en 1968, date à laquelle le collège est transféré dans de nouveaux locaux.

Pour beaucoup d’Avallonnais il est le lieu de leurs études. La qualité de l’enseignement semble y avoir été continue et soutenue.


640.pqp.43 

 

La Société d’Etudes d’Avallon (S.E.A.) et son Musée

640.pqp.14« Le besoin de relever les études dans l’estime publique » parce que « la science est un terrain pacifique où tous les hommes peuvent s’entendre ».

Telles sont les paroles de l’Abbé GALLY, président de la Société d’études d’Avallon, lors de la première réunion de celle-ci en 1859.

Cette société crée le musée en 1862, avec l’aide de la municipalité d’alors. Claude RENOUARD en est aujourd’hui le conservateur, détaché par le Conseil Général.

 

« Parler du pays, pour relever toutes ses gloires dans le passé et pour lui préparer s’il se peut un avenir meilleur ».

C’est en 1865 le but que le même abbé GALLY donne au musée.

Les collections sont très largement le résultat des travaux des différentes sociétés savantes que sont la Société d’études d’Avallon, l’Association Archéologique de l’Avallonnais, les Amis du Vieil Avallon et l’Association Cora.

 

640.pqp.10A partir des années 1905-1906, l’Abbé PARAT (1843-1931) donne son impulsion au musée. Il travaille en collaboration avec l’abbé GIRAUD. Alexandre PARAT, né à Toucy, est tout d’abord commis pharmacien et employé de librairie avant d’être ordonné prêtre en 1872. Après avoir été curé de plusieurs paroisses des environs, il prend sa retraite à Avallon en 1927. Célèbre pour ses recherches dans la vallée de la Cure tant en géologie qu’en archéologie, il répertorie soigneusement ses découvertes qui donnent lieu à un nombre impressionnant de publications. Ethnologue aussi, il écrit ses « Chroniques villageoises » dès 1916. La plus grande partie de ses collections, d’abord rassemblées au Séminaire de Joigny, constitue une part importante du fonds archéologique du musée où elles sont rassemblées en 1980.

 

Société d’Art Religieux populaire de l’Avallonnais (S.A.R.A.)

Société fondée par l’Abbé PARAT en mars 1919 « pour la conservation dans un Musée des objets religieux d’un intérêt artistique et historique ».

640.pqp.11Son musée est d’abord logé dans une chambre du n° 13, rue Basse du Rempart, puis à partir de 1925 dans le Musée Municipal, dans une chambre au 2e étage de l’Hôtel de Gouvenain.

En 1925, « le musée contient déjà une centaine d’objets religieux de toute nature : grands ou petits, riches ou médiocres, de métal, de pierre, de bois, d’étoffe, souvent mutilés, quelques uns profanes, mais marqués de signes religieux ; tous objets anciens, provenant de la région et souvent de l’industrie locale ». Le registre de la Société est arrêté en 1931 et contient 194 numéros.

 

Collections permanentes

  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow