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Salle Loiseau-Bailly

 

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LOISEAU-BAILLY, d’origine modeste, un sculpteur d’œuvres monumentales apprécié dans les années 1880.

Le musée lui doit beaucoup et il sauve de la ruine le prieuré Saint-Jean-les-Bonshommes

Son œuvre est développée par la Société des Amis des Arts de l’Avallonnais et Léon DEGOIX collectionneur averti.

Georges LOISEAU-BAILLY (Georges DEFAIX)

Il naît à Faix, commune de Sauvigny-le-Bois le 16 septembre 1858 ; décéde à Paris le 2 février 1913.

800.lb. 022Il est élève de Philippe ROY, dernier tuilier d’Avallon.

Il étudie aux Beaux-Arts de Dijon et Paris de 1878 à 1886 (atelier de Dumont et Thomas).

Il participe au concours de Rome. Débute au Salon de 1884 où il présente jusqu’à sa mort, groupes, statues, bustes et médaillons.

En 1890, il reçoit une bourse de voyage qu’il emploie à visiter l’Italie, l’Algérie, la Sicile, la Tunisie ; il en rapporte des observations nombreuses qu’il publie « Paris à Carthage par Rome ».

Sa première œuvre importante, le « Groupe de l’Adieu », en marbre, est commandée par l’état en 1890 pour le Palais d’été du gouverneur de l’Algérie, tandis que le modèle en plâtre reste au Musée d’Auxerre.

1900, devient secrétaire général des Artistes Français.

La ville d’Avallon possède plusieurs de ses œuvres, notamment le fronton de l’ancienne chapelle des Ursulines (1890), la façade du Théâtre (1912) « Les Mascarons : la Comédie et la Tragédie ».

Il est l’auteur des articles consacrés essentiellement au musée et au prieuré de Saint-Jean-les-Bonshommes, ainsi que sur les paysages de l’avallonnais, ou bien de critiques littéraires ou artistiques sous le pseudonyme de Georges DEFAIX.

Il est le maître de Pierre VIGOUREUX.

Attaché à la Société d’Études d’Avallon, il est conservateur correspondant du musée et fait d’actives démarches auprès des artistes ses amis en vue de les amener à faire don à la ville de quelques-unes de leurs œuvres en contrepartie de la réorganisation du musée.

 

Alfred BOUCHER (Bouy-sur-Orvin 1850 - Aix-les-Bains 1934)

800.lb.141C’est le fils d’un ouvrier agricole. Le sculpteur Marius RAMUS le prend pour élève. Médaillé en 1874 et premier second grand prix de Rome en 1876 pour « Jason enlevant la Toison d’Or ». Dès cette époque, il donne ses premiers cours de sculpture à Camille CLAUDEL.

De 1881 jusqu’aux années 1930, il mène une carrière de sculpteur et de peintre très reconnue. Il met sa fortune dans l’acquisition d’un vaste espace et le rachat de pavillons de l’Exposition Universelle de 1900 afin d’y loger des artistes. La « Ruche » est née, impasse de Dantzig à Paris. Le sculpteur y accueille ceux qui formeront la célèbre école de Paris, CHAGALL, SOUTINE, MODIGLIANI… Avec sa « Ruche », BOUCHER invente avant l’heure les maisons de la culture, accueillant en plus des ateliers et logements d’artistes, des salles d’expositions ainsi qu’un théâtre où COCTEAU et Louis JOUVET aimaient à jouer.

Il fréquente également son contemporain avallonnais Georges LOISEAU-BAILLY dont il donne, à la mort de ce dernier en 1913, six œuvres au Musée de Nogent-sur-Seine qu’il avait fondé en 1902.

 

La Société des Amis des Arts de l’Avallonnais,  S.A.A.A.

Elle est créée en 1906 sous la présidence de Georges ZEVORT artiste peintre à Valloux, Léon DEGOIX conseiller général et Charles HALLÉ artiste peintre.

« Cette Société a pour but d’organiser à Avallon des expositions d’art, d’acheter des objets d’art (tableaux et autres) pour notre musée, de réorganiser celui-ci, en un mot de s’occuper de toutes les questions artistiques intéressant la région » (Revue de l’Yonne du 14 juin 1916).

La S.A.A.A. ouvre une première exposition le 14 juillet 1906 à laquelle concourent les artistes HARPIGNIES, DAMERON, NOZAL, RIGOLAT, Armand BEAUVAIS, Ch. HALLÉ, LESSERTISSEUX, SCALBERT, TIMMERMANS, ZEVORT, SCHULZ, Michel LARÇON, Gaston ANGLADE, Désiré BOURGOIN, CHATEUGNON, JOBBÉ-DUVAL, de MARTENNES, Daniel TIXIER …

Ensuite, elle met en place une tombola pour l’achat, destiné au musée, de tableaux représentant de préférence les sites de l’Avallonnais.

Ses expositions se poursuivent jusqu’en 1913.


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« Revue des Beaux-Arts » du 5 octobre 1913 : « L’exposition d’Avallon a lieu cette année dans le vaste bâtiment récemment construit pour le Musée des Beaux-Arts, sur les dépendances de l’ancienne maison de Gouvenain […] Voici d’abord « Toison d’Or », un Jason tout frémissant qui porte haut le trophée de sa victoire ; puis « Résignation », superbe groupe du jeune et déjà célèbre sculpteur avallonnais, M. Pierre VIGOUREUX. A droite et à gauche sont posés sur des consoles « Pompéi », gracieuse allégorie du regretté LOISEAU-BAILLY ; une jeune femme nue, assise, les yeux clos, la tête reposant sur un fût de colonne dans une attitude abandonnée d’éternel sommeil ; « Le parfum », de P. VIGOUREUX, autre femme au profil égyptien  respirant les vapeurs d’un breuvage enivrant, dans une pose hiératique ».

Aujourd’hui, toutes ces œuvres sont présentées dans des salles dédiées à ces artistes.

Revue de l’Yonne : « … signalons aussi une mention honorable décernée à un jeune statuaire d’avenir, M. Pierre VIGOUREUX, né à Avallon et élève de son compatriote avallonnais, le distingué Georges LOISEAU-BAILLY. La récompense obtenue par l’élève rejaillit sur le maître dont il a reçu les leçons. M. VIGOUREUX a exposé un plâtre, « Résignation ».


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